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Plantes de milieux secs

Plantes de milieux secs = xérophytes

Le terme xérophyte définit une plante vivant en milieu aride, capable de résister à de grands déficits d’eau.
En France métropolitaine, on trouve trois grands milieux où les plantes poussent avec une faible disponibilité en eau :

-Dans les zones à climat aride pendant une longue période, comme le climat méditerranéen : plantes xérophiles

-Dans les zones où les sols contiennent de l’eau salée : plantes halophiles

– Dans les zones où l’eau ne reste pas dans le sol, zone sableuses… : plantes psammophiles

Plantes xérophiles

La reviviscence chez les mousses :

La reviviscence est la propriété de certains êtres vivants d’effectuer un retour aux manifestations de la vie lorsque les conditions extrêmes (sécheresse, climat…) qu’ils ont dû endurer sont terminé.
Durant les périodes sèches ou froides assez longues, certaines mousses (des dunes, rochers, toits, troncs) perdent jusqu’à 90 % de leur eau interne et passent alors progressivement en vie ralentie ou anhydrobiose, avec arrêt de la croissance et du métabolisme. Pour certaines espèces adaptées à la grande sécheresse, cette phase peut durer des décennies. Par la suite, elles peuvent se réhydrater en quelques minutes pour reprendre une vie normale : c’est le phénomène de reviviscence, tout à fait caractéristique de ce groupe de végétaux.

Photo de gauche : Mousses Pleurochaete squarrosa en état déshydratée. Cette espèce vie sur sol calcaire sec, exposé et caillouteux, herbeux et peu couvert.
Photo de droite : 1 minute après réhydratation de la mousse, l’ensemble des feuilles sont déjà déployées.

Plantes psammophiles

Asplenium trichomanes, appelée fausse capillaire ou encore Capillaire des murailles est une petite fougère de la famille des Aspleniaceae.
Elle pousse sur les murs, dans les fissures de rocher, ou dans des lieux ombragés très rarement exposés au soleil. C’est pourquoi on la trouve dans les creux les plus insolites, poussant sur une très fine couche de terre végétale, très souvent sur support calcaire. Elle est extrêmement résistante à la dessiccation et au froid.

Une famille de plante particulière du milieu sec : les crassulacées ou « plantes grasses »

 

Les adaptations des crassulacées leur permettant de survivre dans les milieux secs :

La réduction de la surface d’évaporation :
Les feuilles sont de formes ovoïdes à sub-sphérique. ce qui limite le rapport surface/volume : il y a une surface faible pour un volume de feuille important (la sphère est la forme géométrique où le rapport surface/volume est le plus petit).

Les crassulacées possèdent un tissu particulier :
Le parenchyme aquifère au centre de la feuille. Ce parenchyme contient de nombreuses molécules mucilagineuses (glycoprotéïnes, polysaccharides) qui permettent de retenir l’eau, ainsi les feuilles sont imbibé d’eau.

Le métabolisme CAM – une photosynthèse particulière :
CAM = Crassulacean Acid Metabolism, ce métabolisme s’appelle ainsi car il a été mis en évidence pour la première fois dans la famille des crassulacées.

Ce métabolisme est une adaptation aux milieux arides : les stomates, ouvertures permettant les échanges gazeux, sont uniquement ouvert la nuit et se ferment durant la journée, ce qui réduit la perte d’eau.
Afin d’effectué la photosynthèse, le CO2 capté la nuit est conservé sous forme d’acide (métabolisme acide) puis il est restitué durant le jour.

Le pommier de Sodome, Calotropis Procera est un arbuste de la famille des euphorbiacées vivant dans les milieux désertiques (Afrique du Nord et ouest de l’Asie).

Photo de gauche en haut : Paysage désertique du Sahara marocain. Les pluies, même très rares, entretiennent une végétation variée. Comme ici dans un oued (cours d’eau asséché la majorité de l’année), on reconnaît des acacias et des pommiers de Sodome.
Photo de gauche en bas : Feuille de pommier de Sodome abîmée, il perle un latex blanc toxique, caractéristique des euphorbiacées. Chez le pommier de Sodome, il est très toxique, c’est pour cela qu’aucun herbivore ne se hasarde à la manger.
Photo de droite : Un arbuste de pommier de Sodome, Calatropis Procera. Il se reconnaît facilement à ses grandes feuilles, grosses comme des feuilles de chou, elles sont raides et persistantes.
Taille de l’arbuste, ici 2,5 mètres.

Voir article complet : https://sciences-nature.fr/pommier-de-sodome-grande-euphorbe-desert/

Photos prises dans le sud-est du Maroc près de Taouz en février. Cette plante s’appelle l’Androcymbium wyssianum. Elle possède de belles fleurs blanches ou rose-pâle plus foncées au centre.
La floraison a lieu durant l’hiver car l’été est beaucoup trop chaud : plus de 50°C au soleil, pendant l’hiver les températures atteignent 20°C.

Il s’agit d’une plante géophyte (ou cryptophyte), c’est à dire que c’est une plante vivace possédant des organes (ici le bulbe) lui permettant de passer la mauvaise saison (ici l’été très chaud) enfouie dans le sol. La plante est donc inapparente au cours de quelques mois de son cycle annuel.

C’est une plante basse d’une dizaine de centimètres à petit bulbe très profond émettant une souche souterraine verticale puis déployant au niveau du sol une rosette de feuilles entourant de nombreuses fleurs toutes serrées les unes contre les autres.

Voir article complet : plante à fleur géophyte dans le désert marocain

L’astragale de Montpellier (Astragalus monspessulanum) est une plante en fleur d’avril à juin. C’est une fleur qui vit dans le sud de l’Europe. Elle aime les milieux calcaire (calcicoles), on la trouve au niveau des pelouses arides, zones rocailleuses ou bord de chemins.

Reconnaissance :
On peut reconnaître facilement cette plante : elle se développe en touffes d’une hauteur ne dépassant pas 20 cm. On la reconnait également à l’aspect de ces feuilles :  elles sont décomposées en de très nombreuses folioles et ses fleurs de couleurs roses.
Voir article complet : une fabacée de printemps, l’astragale de Montpellier

L’Aphyllante de Montpellier, Aphyllentes monspeliensis, est une plante courante en région méditerranéenne. On l’observe de 0 à 1200 m d’altitude.Elle fleurit en mai juin, on la reconnaît facilement : elle forme une touffe composée de nombreuses tiges (il n’y a pas de feuille). Lorsqu’elle est en fleur, elle a une couleur bleue violacée.
Chez l’Aphyllante, l’absence de feuille permet de diminuer au maximum la surface d’échange entre l’air et la plante ce qui permet de diminuer les pertes d’eau.
C’est alors la tige qui est chlorophyllienne. Le tissu chlorophyllien dans la tige est protégé par une cuticule épaisse limitant là aussi les pertes d’eau.

Voir article complet :L’Aphyllante de Montpellier : une plante méditerranéenne de la Garrigue

 

Le désert où seuls les plantes xérophiles peuvent survivres, exemple du Sahara (Maroc)

 

Plantes halophiles