Exemples de diversité fongiques - Paléodécouvertes : Portail sciences

Exemples de diversités fongiques  :

Photo de gauche : Observation en janvier dans une forêt de pins de la vesse-de-loup en poire : Morganella pyriformis. On observe bien en haut de chaque vesse un orifice arrondi.

Photo de droite en haut : Lorsqu’on appui sur une vesse de loup à maturité, il y a alors projection d’une poussière brune sous forme de fumée.

Photo de droite en haut : Lorsqu’on ouvre une vesse de loup, on peut observer à l’intérieur de nombreux filaments bruns qui contiennent les spores sous forme de poudre

Les vesses-de-loup sont des champignons très répandus dans les prés et les bois, facilement reconnaissables à leur absence de pied.
Il existe de nombreuses espèces de vesses de loup. Sur cette photo il s’agit de la vesse-de-loup en poire : Morganella pyriformis
Vesse-de-loup signifie « pet de loup », ceci car lorsqu’on touche ces champignons à maturité, ils expulsent par son orifice une fumée brune. (voir photo de en bas à droite).
Cette poussière brune n’a pas d’odeur et il s’agit en réalité de l’émission de très nombreux spores du champignon.
Certaines espèces de vesses de loup sont comestibles lorsqu’elle sont jeunes, c’est à dire lorsqu’elles n’émettent pas des spores.

L’amanite tue-mouches (Amanita muscaria) est un champignon commun et facile à reconnaître : son chapeau possède une belle couleur rouge vif parsemé de tâches blanches. Il mesure jusqu’à 25 cm de haut, on le trouve surtout en sol acide en association avec le bouleau ou l’épicéa. Il est originaire des régions tempérées de l’hémisphère nord.

Ce champignon est très toxique, il ne faut surtout pas le manger.
Grâce à sa toxicité, il fut très tôt utilisée en Europe comme insecticide dilué dans le lait, d’où son nom vernaculaire. En réalité, l’amanite tue-mouches ne tue pas les mouches mais les endort.
Photo de gauche : sporophore (= structure reproductrice) d’amanite tue mouches. On observe sous les chapeaux un anneau autour du pied, il s’agit d’un reste du voile qui protégeait les jeunes lames en croissance.
Photo de droite : zoom sur le chapeau rouge avec la présence de nombreuses écailles blanches, vestiges du voile qui protégeait le sporophore durant sa croissance.

Criquet mort ayant succombé à « la maladie au sommet », cette maladie est due à un champignon : Entomophaga grylli.
Photo de gauche : criquet mort récemment.
Photo de droite : même cadavre de criquet observé au même endroit 1 moi plus tard, le corps s’est à moitié dégradé.
Avant sa mort, le criquet infecté est contrôlé par le champignon qui va lui faire entreprendre un dernier déplacement : le criquet grimpe sur les plantes les plus hautes et s’accroche au sommet avant de mourir dans une posture bien particulière : ailes légèrement relevées et révélant le dessus de l’abdomen, pattes postérieures à moitié déployées et écartées sur les côtés, pattes antérieures et moyennes repliées autour du support ; la tête semble plus grosse et blanchie.
Après la mort, le parasite consomme les muscles vidant pratiquement l’animal. Il va rapidement émettre des spores infectieuses dont la dispersion sera facilitée par la posture du criquet au sommet de la plante.
En savoir plus : https://www.zoom-nature.fr/mort-au-sommet-pour-les-criquets/

Le compagnon blanc (Silene latifolia) est une espèce commune de plante à fleurs que l’on peut observer en bord des chemins et de champs.
En regardant de plus près ses fleurs et avec un peu de chance vous pourrez voir un champignon parasite : le Microbotryum violaceum.
Photo de gauche :  fleur non parasitée d’un blanc intense.
Photo du milieu et de droite : fleurs parasitées saupoudrées du champignon de couleur noire.

Microbotryum violaceum cause la maladie du charbon des anthères.  Une anthère est la partie terminale des étamines, elle renferme le pollen.
On voit très bien sur la photo de droite les anthères, normalement jaunes qui sont ici de couleur totalement noire à cause de l’infection par le champignon.
Microbotryum violaceum est un champignon de la famille des basidiomycètes.

Cette espèce constitue en fait un complexe d’espèces cryptiques spécialisées dans l’infection de différentes espèces de caryophyllacées.

Diversité de lichens sur un granite en bord de mer :
lichen blanc central avec apothécies noires (structures reproductrices) : Lecanora atra
lichens noirs ressemblant à des tâches de goudron : Verrucaria maura
lichens jaunes : Caloplaque maritime et des lichens fruticuleux verts pâles : Ramalina siliquosa.
On retrouve ces espèces sur les étages adlittoral et supralittoral.
Voir l’article complet : http://sciences-nature.fr/244-2/

Un lichen du genre Cladonia. Ce genre comporte de très nombreuses espèces. Il s’agit toujours de formes dressées et essentiellement terricoles, c’est-à-dire se développant sur un sol.
Certains représentants du genre habitant les régions arctiques sont bien connus en raison de leur importance dans l’alimentation de quelques animaux, dont le renne, le caribou.
Ici, il s’agit du Cladonia portentosa caractéristique par sa forme en coussinets arbustifs très denses. Il résiste à de longues périodes sèches, il devient alors très cassant.