Le lézard vivipare, un lézard inféodé aux milieux humides - Paléodécouvertes : Portail sciences

Le lézard vivipare, un lézard inféodé aux milieux humides

Le lézard vivipare (Zootoca vivipara) vit au sol dans des milieux divers mais dont l’eau n’est jamais absente : broussailles, tourbières, fossés et milieux un peu plus pierreux en altitude. La tête est petite, le cou et la queue sont épais, les pattes plutôt courtes, la couleur est brune, très variable. Il mesure environ 15 cm de long (avec la queue), sur la photo ci dessus, on observe un individu en train de muer.

Ovoviviparité de ce lézard  :

Comme son nom vivipare l’indique, les femelles mettent au monde des jeunes entièrement formés et non des œufs. La viviparité est un mode de reproduction où l’embryon se développe à l’intérieur d’un organe spécialisé en recevant des apports nutritifs.
En réalité, les femelles ne sont pas vivipares mais ovovivipares, c’est à dire que les embryons se développent bien au sein de la mère mais il n’y a pas d’organe spécialisé dans l’apport nutritif. L’ovoviviparité est donc une simple rétention des œufs dans le corps, ce développement des œufs au sein de l’organisme, ce qui permet de les protéger.

Cette préférence pour les milieux humides est due à de nombreuses adaptations et spécificités biologiques. En effet, le lézard vivipare subit des pertes hydriques par évaporation et respiration de façon bien plus forte que les autres lacertidés.
L’espèce en réponse aux aléas climatiques propres aux milieux d’altitude, est capable de résister au moins une semaine avec une température de -4 °C.

 

Le lézard vivipare en Rhône-Alpes :

Le lézard affectionne les milieux frais et humides, on le trouve donc sur l’ensemble des massifs montagneux : Massif central, Alpes et pré-Alpes ainsi que le Bugey.
En Rhône-Alpes, le lézard vivipare vit principalement entre 1000 et 2000 mètres d’altitudes ( 78 % des observations)
Seulement 10 % des observations ont été faites entre 300 et 1000 mètres d’altitude.

Menaces :

De nombreux facteurs peuvent fragiliser les populations de lézards vivipares :
La disparition des zones humides auxquelles il est inféodé. En France, 50 % des zones humides ont disparus entre 1960 et 1990.
La principale menace en Rhône-alpes est la dégradation de la qualité des milieux d’altitude : déprise agricole, agrandissement des domaines skiables, disparition des zones humides…

L’ensemble de ces dégradations fait que le lézard vivipare voit disparaître ses habitats favorables.
De plus, le changement climatique a une incidence directe sur la répartition de ce lézard puisque celui ci n’est pas adapté à un climat trop chaud ou sec. On peut donc imaginer un régression de la répartiton de ce lézard et un déplacement vers des altitudes plus importantes.

D’après :

https://fr.wikipedia.org/wiki/L%C3%A9zard_vivipare

– Atlas des Amphibiens et Reptiles de Rhône-Alpes (Groupe herpétologique Rhône-Alpes – 2015)


Posté par Pierre-Jean Riou le 10 juillet 2018