Le parasitisme - Paléodécouvertes : Portail sciences

LE PARASITISME :

Animaux parasites :

La sangsue fait partie de la famille des annélides comme le ver de terre, elle vit en eau douce. Cette photo a était prise sous l’eau dans un petit ruisseau.
Comme le nom l’indique, la sangsue se nourrit du sang d’animaux.

Acariens sur une osmie rousse.
L’osmie rousse est répandue en Europe : c’est une des abeilles solitaires les plus communes, surtout en zone urbaine.

Le coucou gris.

Colonie de pucerons. Ces colonies peuvent parfois devenir extrêmement nombreuses et ravager les cultures. Les pucerons sont des suceurs de sève et peuvent transmettre des maladies.

Larve et adulte de moustique.

Galle du chêne

Plantes parasites :

Cytinet et cyste de Montpellier.

Des plantes particulières : les Orobanches. Ce sont des plantes herbacées parasites ne contenant pas de chlorophylle, elles n’effectuent donc pas la photosynthèse.
Elles dépendent alors totalement de leurs plantes hôtes pour les éléments nutritifs dont elles ont besoin : ce sont des holoparasites.

Parasitisme facile à observer durant l’hiver dans les haies de peupliers : des touffes vertes de gui (viscum album). Autrefois récolté par les druides, c’est en Europe une plante traditionnelle qui, avec le houx, sert d’ornementation pour les fêtes de Noël et de fin d’année.
Il s’agit d’une plante hémiparasite : étant chlorophyllienne, elle est capable d’assurer la production de molécules organiques par photosynthèse, par contre elle prélève l’eau et les substances minérales sur sa plante hôte.

Photo de gauche : Haie de peupliers fortement parasitée par de nombreux plants de gui visibles sous forme de touffes vertes. Photos prisent dans le parc d’Interlaken au centre de la Suisse en janvier 2018.
Photo de droite en haut  : Rameau mâle. Le gui est une espèce dioïque, c’est à dire qu’il existe des plants mâles et des plants femelles.
Photo de droite en bas  : Rameau femelle avec les infrutescences (ou baies) visibles.

La dispersion des graines de gui dépend de deux espèces d’oiseaux.
Elle est essentiellement assurée par la grive draine, qui raffolent des fruits du gui et rejettent les graines non digérées dans leurs fientes, parfois à plusieurs kilomètres compte tenu du temps de la digestion.
Les fauvettes à tête noire qui décortiquent les baies sur place assurent une dissémination beaucoup plus localisée. Elles sont incapables d’avaler le fruit et se contentent d’en extraire la pulpe.

Article complet sur le gui : http://sciences-nature.fr/gui-plante-parasite-facile-dobservation-lhiver/

Champignons parasites :

Criquet mort ayant succombé à « la maladie au sommet », cette maladie est due à un champignon : Entomophaga grylli.
Photo de gauche : criquet mort récemment.
Photo de droite : même cadavre de criquet observé au même endroit 1 moi plus tard, le corps s’est à moitié dégradé.
Avant sa mort, le criquet infecté est contrôlé par le champignon qui va lui faire entreprendre un dernier déplacement : le criquet grimpe sur les plantes les plus hautes et s’accroche au sommet avant de mourir dans une posture bien particulière : ailes légèrement relevées et révélant le dessus de l’abdomen, pattes postérieures à moitié déployées et écartées sur les côtés, pattes antérieures et moyennes repliées autour du support ; la tête semble plus grosse et blanchie.
Après la mort, le parasite consomme les muscles vidant pratiquement l’animal. Il va rapidement émettre des spores infectieuses dont la dispersion sera facilitée par la posture du criquet au sommet de la plante.
En savoir plus : https://www.zoom-nature.fr/mort-au-sommet-pour-les-criquets/

Le compagnon blanc (Silene latifolia) est une espèce commune de plante à fleurs que l’on peut observer en bord des chemins et de champs.
En regardant de plus près ses fleurs et avec un peu de chance vous pourrez voir un champignon parasite : le Microbotryum violaceum.
Photo de gauche :  fleur non parasitée d’un blanc intense.
Photo du milieu et de droite : fleurs parasitées saupoudrées du champignon de couleur noire.

Microbotryum violaceum cause la maladie du charbon des anthères.  Une anthère est la partie terminale des étamines, elle renferme le pollen.
On voit très bien sur la photo de droite les anthères, normalement jaunes qui sont ici de couleur totalement noire à cause de l’infection par le champignon.