Nombreuses "araignées rouges" sur un mur : des acariens

Nombreuses petites « araignées rouges » sur un mur : des acariens

Auteur(s) : Pierre-Jean Riou, professeur de SVT
Crédits photos :  Pierre-Jean Riou
Publication :  18/05/2019

Photo de gauche  : Observation à l’œil nu sur un mur d’un fourmillement de petits points roses-rouges : ce sont des centaines de petits acariens.
Ce type d’observation s’effectue facilement en ville notamment sur les surfaces de goudron ou béton, ou comme ici sur un vieux mur.
C’est le plus souvent au printemps que l’on observe l’apparition de centaines de ces acariens sur les surfaces minérales.

Photo de droite : Observation à la loupe (x 10) d’une dizaine d’acariens. On distingue seulement à cette échelle quelques détails : les acariens ont 4 paires de pattes et leur corps n’est pas segmenté.
Il s’agit ici d’acariens de la famille des Trombidiidae, on les surnomme aussi « araignées rouges ».
De nombreux Trombidiidae sont parasites d’arthropodes et de pucerons, ce sont donc des auxiliaires précieux des jardins et des cultures.

Les acariens, des arachnides :

Les arachnides sont un groupe d’arthropodes qui regroupe les araignées, les scorpions, les opilions (faucheux) et les acariens.
On reconnaît facilement les arachnides car ils ont 8 pattes et ne possèdent pas d’antennes. Les acariens sont à la fois les plus diversifiés et les plus abondants des arachnides ; ils sont véritablement partout et constituent un monde en soi.

 

Unité et diversité des acariens :

Taille : Les acariens sont omniprésents et pour la plupart peu visibles, hormis les tiques gorgés de sang. Leur taille varie entre 80 micromètres à 10 millimètres, la majorité des espèces ont une taille inférieur au millimètre. Ici sur la photo, chaque acarien mesure 0,5 mm.

Couleur : Leur couleur varie considérablement d’une espèce à l’autre. La majorité des espèces sont translucides ou pâles mis à part certaines espèces de colorations très vives comme ici avec la famille des Trombidiidae.

Structure du corps : Le corps des acariens se caractérise par la fusion du prosome et de l’opisthosome.
Le prosome ou céphalothorax est la partie antérieur des arthropodes, elle regroupe les pièces buccales et les paires de pattes.
L’opisthosome ou abdomen est la partie postérieur des arthropodes.
Ainsi on ne distingue pas de segmentation séparant différentes parties du corps chez les acariens. Ils ont une forme de sac arrondi à huit pattes.

Lieu de vie : On les retrouve dans tous les biotopes terrestres : à 5000 mètres de profondeur dans l’océan tout comme dans notre lit !
On les retrouve également dans certains fromages, dans les glaces arctiques comme en haut des montagnes ou dans des sources chaudes à des températures de 50°C.
On estime qu’un mètre carré de litière en forêt contient un million d’individus de près de 200 espèces différentes !
Bref ces animaux sont souvent invisible à l’œil nu mais ils sont de partout.

Biodiversité des acariens et importance dans la biosphère :

Les acariens peuvent être détritivores, herbivores, nécrophages ou prédateurs de la micro-faune.
Ils sont donc des acteurs majeurs dans les chaînes alimentaires et en premier lieu en ce qui concerne le recyclage de la matière organique en décomposition.
On connaît aujourd’hui près de 50 000 espèces d’acariens, il est probable qu’il y a encore de nombreuses espèces à découvrir.
Les plus vieux fossiles d’acariens connus proviennent de site de Rhynie en Ecosse et ils datent de 410 millions d’années. Les acariens sont donc parmi les plus anciens animaux terrestres.

D’après :

-https://fr.wikipedia.org/wiki/Trombidiidae
Classification phylogénétique du vivant, tome 2, édition 4  Lecointre et Le Guyader

Page en lien sur Sciences-Nature.fr  :

-Parasitisme voir acariens sur osmie et tique.


Posté par Pierre-Jean Riou le 18 mai 2019